ORPHÉE ET EURYDICE


Opéra de Christophe Willibald Gluck

(Version Vienne 1762)
Livret Ranieri de'Calzabigi


                          Mise en scène : Denis Chabroullet                            Direction musicale : Jean-Marie Puissant

Chorégraphie :  

Antonio Cabressa et Sao Castro (cie Paulo Ribeiro)

                  Scénographie : Michel Lagarde et Denis Chabroullet                  Décors : Thierry Grasset

                               Distribution : (en cours)                              Une production des Productions de la Mezzanine

                            Co-production :  Théâtre Sénart                             Co-réalisation : Théâtre Luxembourg Meaux (Seine-et-Marne)   

                          Teatro Viriato de Viseu (Portugal)                          Avec le soutien  de (en cours) :
Aide à la création du Conseil Départemental de   

Seine-et-Marne Région Ile-de-France, la ville de Lieusaint 
Avec l'ADAMI et la SPEDIDAM

 

CALENDRIER PRÉVISIONNEL


Avril-Mai 2019  : Mise en chantier décors et costumes

Audition des danseurs et chanteurs

 

Septembre-Novembre 2019 :   Mise en place musicale

 

Décembre 2019-Janvier 2020 : Répétitions scéniques                                     

 

REPRÉSENTATIONS :

premier trimestre 2020 : série de représentations à “LA MARGE”

en co-réalisation avec le Théâtre Sénart

et tournée Ile-de-France

 

A partir de juin 2020 : tournée Portugal

 

 

 

Disponible à la tournée à partir du printemps 2020


Orphée est la version masculine de la sirène : il chante si merveilleusement que nul ne résiste à sa musique, ni les bêtes, ni même les pierres. IL EST la musique : son chant,  en sublime euphonie avec la nature, touche à la grâce et au mystère de la vie. IL EST la Vie.

Eurydice elle, est une naïade, et elle s'y connaît en sirène : le chant d'Orphée lui transpercera donc le cœur d'un nectar mélodieux.  L'amour naît immédiatement entre ces deux êtres, un amour vrai et unique.

Mais comme nous sommes dans les dédales implacables de la mythologie grecque, la mort va bien évidemment pointer son nez et mettre à l'épreuve cet amour absolu : Eurydice mourra le jour-même de ses noces, mordue par un serpent alors qu'elle fuit les avances du Dieu Aristée.

 

Tout en pleurs et en cris, l'inconsolable Orphée se jettera dans les affres de l'enfer, où les monstres hululant, centaures, géants pourvus de cinquante têtes et de cent bras, l'hydre de Lerne au corps de chien et multiples têtes, harpies et cyclopes, bref, tout l'arsenal cauchemardesque qui  hante les vestibules de la mort, l'accompagnera devant Charon.

Et là, touché aux larmes par la sincérité de son amour, par la beauté de son chant, le vieillard revêche  laissera Orphée entrer au royaume des morts pour y chercher Eurydice.  Idem les maîtres des lieux, Hadès et Perséphone, réputés pour leur imperméabilité à tout sentiment humain, décontenancés par cet amour si profond et indestructible : Orphée aura le consentement des dieux pour ramener Eurydice dans le monde des vivants, mais à une condition : il ne devra sous aucun prétexte la regarder, tant que durera son voyage au royaume des morts.

Fou de bonheur, Orphée accepte, sans se douter de l'épreuve que lui imposent les dieux, car sur le chemin du retour, pris d'un immense doute sur le sens de cette mystérieuse obligation, doutant même de la présence d'Eurydice à ses côtés, impatient de revoir enfin son aimée, et alors qu'il sent déjà la douceur de la lumière au sortir de l'enfer, il se retourne brusquement pour regarder sa Dulcinée ! Et elle est là, la belle Eurydice, toute grisée par la promesse de l'amour en retour et tout à la fois interdite par l'incompréhensible froideur de son amant.

Mais on ne peut duper les dieux ! Et Orphée perdra pour toujours Eurydice…

 

La fin d'Orphée sera tout aussi cruelle : cloîtré dans sa douleur, hors du monde et des plaisirs amoureux, il sera déchiqueté par les bacchantes, qui, par dépit et jalousie de le voir rester fidèle à Eurydice, éparpilleront son corps démembré dans le fleuve Euros.

Sa tête, elle, dérivera jusqu'à Lesbos, île de la poésie. 

 

D'après Ovide, Bacchus, affligé par la perte du chantre, attacha au sol avec de tortueuses racines toutes les femmes responsables de la mort d'Orphée qui furent ainsi métamorphosées en arbres…

 

 

La scénographie va se construire autour du théâtre à l'italienne avec ses trappes et ses tentures, du théâtre de tréteaux et emprunter au théâtre chinois, ses immenses dragons pétaradants.

L’amour à mort

 

Comme pour « Didon et Enée » de Purcell, (création de la compagnie en 2010), notre adhésion à l'œuvre a été immédiate : matière dramatique, universalité du propos, odeurs sulfureuses dégagées par ces mondes souterrains, profondeur des personnages au chant incandescent et bien évidemment, la musique de Gluck …

Le compositeur allemand a traversé le XVIIIème siècle comme une furie, voulant révolutionner l'opéra des castrats et des bouffons qui obstruaient le genre. Il consacrera sa vie à  l'opéra qu'il considère comme un « Art total » : le texte, la danse, la machinerie et la musique.

C'est donc dans les œuvres lyriques que les couleurs et les textures de sa palette musicale s'exprimeront le mieux, nous offrant des moments de grâce, comme le fameux air d'Orphée « Che faro senza Euridice » (J'ai perdu mon Eurydice),  la « danse des furies » ou la « danse des esprits bienheureux ».

Trois personnages, un chœur omniprésent,  une histoire d'amour  poignante à travers un voyage initiatique et terrible :  l'Orfeo ed Euridice de Gluck  (1762)  garde l'essentiel du drame antique, de la mort d'Eurydice,  jusqu'au retour d'Orphée des Enfers. Mais pour que l'Amour triomphe et qu'une fin heureuse conclue  l'opéra, les dieux décideront de ressusciter Eurydice.        

Nous confierons la partie musicale à Jean-Marie Puissant  (chef du chœur Nicolas de Grigny, de  l'Ensemble Allegri de Reims ainsi que du chœur Variatio à Sénart) qui assurait la direction musicale de notre « Didon et Enée ».  

Une adaptation musicale sera réalisée pour un ensemble orchestral composé de 7 à 8 musiciens (cordes + harpe + vent).

Le chœur sera assuré par un quatuor de solistes.     

Le rôle d’Orfée sera, selon la version de Vienne de l'œuvre, chanté par un contre-ténor, et celui d’Eurydice et de l’Amour par deux soprano. (en cours de distribution)

 

La partie dansée sera confiée à deux jeunes chorégraphes portugais, Antonio Cabrita et Sao Castro, actuellement à la direction artistique de la compagnie Paolo Ribeiro, compagnie résidente du teatro de Viseu (Portugal)

 

 

DISTRIBUTION ENVISAGÉE :

Orchestre : 7 à 8 musiciens + chef d’orchestre

Chanteurs : 3 personnes

Chœur : 4 personnes

Danseurs : 2 à 3 personnes

Manipulation : 2 personnes

Technique : 3 personnes (lumière+ vidéo)

soit 22 à 23 personnes

 

 


DON QUICHOTTE


Co-production :
Festival Mondial desThéâtres de Marionnettes
(Charleville-Mezières)
Théâtre Luxembourg (Meaux)
Théâtre Sénart (Lieusaint)
Les Treizes Arches Scène conventionnée (Brive)


L'EQUIPE DE CRÉATION



“L'Oeuvre d'Art”, qu’elle soit ancienne ou moderne est sacro-sainte, mais le temps défossilise,transforme, modifie l'intouchable. Don Quichotte, l'oeuvre immortelle de Cervantès est devenue universelle depuis sa première traduction par l'anglaisThomas Shelton en 1615.
Don Quichotte pourrait être lu comme un polar, mais jeter brutalement le célèbre couple
nonchalant sur un plateau de théâtre est très risqué : le choix de leurs aventures dans les déserts espagnols devient un casse-tête tellement l'oeuvre est conséquente, et il faudra un mélange audacieux de scènes attendues, de scènes méconnues et de plongées dans le monde d'aujourd'hui, sans pour autant trahir l'esprit du poète, car il s'agit bien là d’une épopée poétique et philosophique, écrite dans une langue incroyablement riche et puissante.
Devant l'insistance de Sancho qui refuse de voir un heaume dans le plat à barbe qui enveloppe son crâne, Don Quichotte finit par lui expliquer que la réalité peut être perçue de différentes façons... :
- “ Ce plat à barbe que tu vois est pour moi un heaume et une troisième personne y percevra encore autre chose, un même objet peut prendre différentes apparences selon le regard porté”.
Finalement, Sancho inventera un nom pour ce nouvel objet : “un heaume à barbe”.
Le magnifique Hidalgo me montre la piste à suivre : le passage d'une échelle à une autre s'impose dans mon chantier cérébral, comme dans une bande dessinée ou au cinéma, où chaque vignette nous fait basculer dans des univers autonomes. Comme le heaume se fond en plat à barbe, et peut-être même en casque de chevalier, chacune des aventures de Don Quichotte est un monde à part entière, peuplé d’enchanteurs capables de faire basculer notre perception du bien, du mal, du beau, du laid ; j’y vois un mélange de formes, une liberté féconde pour accompagner ce mouvement incessant, cette perte de repères.
La machine à jouer doit s’inscrire dans ce mouvement perpétuel, cette fuite en avant dans des paysages que notre outillage théâtral va rendre chimérique : objets animés, marionnettes de toutes sortes, vidéo, lumière et univers sonores.
Dans cette matière théâtrale et poétique, la présence du texte de Cervantes me parait incontournable.
Mais j’aimerais le faire entendre dans une musicalité particulière, multi-formes, hétéroclite. Pour cela, Sancho, parce qu’il représente la multitude des petites gens, Dulcinée et les figures féminines extraordinairement modernes qui peuplent le roman de Cervantes, tous ces personnages parleront dans différentes langues, à la différence
de Don Quichotte, figure unique, qui gardera son langage (évidemment le français).
Le surtitrage sera donc inscrit dans les outils de notre machine à jouer.

DON QUICHOTTE : FORMES, MARIONNETTE ET AUTRES...



la femme, tout au long du périple de Don quichotte



feraille, ring, vélo...



et un vrai faux cheval...



A la construction : Thierry Grasset, Anne-Claire Jude.